UNE RENTRÉE EN FORCE qui ne touche pas que les étudiants

Ce n’est pas parce qu’on a quitté les bancs d’école que la rentrée ne nous concerne plus ! Le fait d’avoir passé une bonne partie de mon été sur la route, à sillonner la très grande région couverte par ce journal, pour vous rencontrer, m’a fait prendre conscience de deux choses encore plus qu’auparavant :

1. Le temps, les distances et les kilomètres, c’est le même combat pour tous.

À moins d’être entièrement virtuelle et gérée par des robots, toute entreprise doit être présente sur le terrain, doit rencontrer sa clientèle pour demeurer « top of mind » et entretenir les relations d’affaires. La meilleure période pour le faire demeure pour moi l’été, en roulant au soleil, les vitres baissées. Paradoxalement, c’est aussi le pire moment pour le faire, car la majorité des entreprises fonctionnent à régime et à personnel réduit, souvent même sans décideur à bord ! Quoiqu’il en soit, lorsque remplir son réservoir d’essence devient une activité quotidienne, force est d’admettre que le transport représente une grande dépense en temps et en argent, pour la majorité des entreprises, qu’elle vende des produits ou des services.

Ce qui revient à dire que l’achat local et régional, ça devrait être obligatoire lorsque possible ! Attendez, ne partez pas, je m’explique…

Lorsque j’ai fondé ce journal, je l’ai fait après avoir constaté qu’il n’existait pas de média régional dédié au monde des affaires, mais aussi parce que je suis convaincu que beaucoup de marchandise de même nature doit se croiser sur la route, d’un grand centre à l’autre, à chaque jour de la semaine et même, souvent, dans des camions à moitié vides.

Je ne connais pas tout ni tout le monde, mais il est assez facile d’imaginer le nombre d’items, de matière première ou même de véhicules de services qui partent de Montréal pour venir à dans la région pendant qu’au même moment d’autre partent de notre région pour aller à Montréal, Sherbrooke, Québec ou même aux États-Unis…

Si on avait la possibilité de connaître et de rencontrer les entreprises proches de la nôtre qui offrent les produits et services dont on a besoin; si on pouvait combiner des ressources, partager des transports et créer des partenariats synergiques… il me semble qu’on serait plusieurs à faire moins de « millage », surtout ceux qui partent d’ici et qui vont brûler de l’essence en attendant de traverser le pont, pour aller remplir un camion qui va traverser le même pont dans l’autre sens pour apporter du matériel ici qu’on va retourner là-bas par un autre camion… Je ne suis pas le plus grand environnementaliste, mais il me semble que c’est absurde quand on y pense… non !?

De là l’idée de se partager nos histoires et nos entreprises dans ces pages, de se rencontrer lors d’activités de réseautage, de se connaître dans un salon pour préciser ses besoins et adapter ses offres, parce que c’est seulement en travaillant ENSEMBLE qu’on peut améliorer la situation et créer des solutions.

Au-delà des simples dépenses en pétrole, en temps et en argent, il faut penser à la qualité de vie des gens, à l’usure prématurée des  infrastructures et à l’environnement.

Si ces propos vous rejoignent et que, comme moi, vous trouvez qu’on pourrait faire mieux, visitez la section DURABLE sur notre site internet et inscrivez-vous, afin de faire partie des discussions et de la solution.

2. On a tous une rentrée ! 

Il n’y a pas que les enseignants et le personnel de soutien en éducation qui « recommencent » en septembre… C’est l’économie au complet qui reprend vie, de ce que je constate !

Que ce soit dans le monde des médias, à la Cour, dans les commerces ou dans les usines, c’est en septembre que l’année commence, pas en janvier, me dit-on. Je veux bien croire pour les cours de yoga et de stretching, mais les commerces de détail et les manufactures peuvent-elles se permettre ce long congé ?

C’est quand même étonnant de voir autant d’entreprises volontairement attendre que les gens reviennent de vacances. À croire qu’on pourrait tous fermer durant juillet et août ! Le problème c’est que la supposée « période des vacances » a tendance à s’étirer. Oufff !

Ahhh, Les Zétudiants !

Dans un contexte d’économie forte et de plein emploi, plusieurs entreprises ont eu recours à des étudiants durant l’été. Que ce soit pour combler le vide laissé par les employés réguliers qui étaient en vacances, ou pour combler des postes saisonniers, leur présence – mais surtout leur absence – se fait sentir ! Quoiqu’on en dise le reste de l’année, la génération de « nouveaux adultes » est devenue indispensable, au moins 3 mois par année. Les « Y » sont nos amis !

Seulement que la semaine dernière, j’ai entendu au moins une douzaine de propriétaires d’entreprises, de domaines distincts mais offrant des types d’emplois similaires, dire qu’ils refusaient des contrats et/ou qu’ils réduisaient leurs heures d’affaires, car leur personnel est retourné à l’école ! La bonne nouvelle, c’est qu’ils continuent de s’instruire !

Plus tard…
Combien de gens d’affaires disent : « Viens me revoir en septembre ». Lorsque l’été finit et que sortent les autobus jaunes, ceux-là mêmes qui disent recommencer en septembre tombent soudainement en manque de personnel et repoussent les décisions après les Fêtes… allez comprendre !? J’entends déjà la fameuse phrase « les Fêtes ont été dures cette année, vient me revoir au printemps »… Mais là, au printemps, c’est pas le temps, les vacances s’en viennent !!! LOL

En résumé, existe-t-il vraiment une rentrée commerciale ou est-ce quelque chose qu’on s’imagine ?

Comment créer et saisir des opportunités d’affaires s’il y en a toujours un en vacances quelque part alors !?

Allez, hop, au boulot… et Bonne Rentrée !!

Partager

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *