LA PUBLICITÉ fait encore couler beaucoup d’encre !

Depuis que j’ai démarré le projet du Journal des Affaires Régionales, en janvier 2018, j’entends souvent des gens me dire (ou je les vois y penser ;-), que la publicité imprimée est dépassée.

C’est normal de croire cette affirmation lorsqu’on regarde l’épaisseur du bottin téléphonique diminuer d’année en année ou certains journaux traditionnels qui ont peine à publier des éditions de 12 pages, et ce, même en y mettant la nécrologie, les annonces classées et les offres d’emplois !!

Toutefois, avant de croire ou de répandre cette information, laissez-moi vous donner mon grain de sel sur le sujet.

La fin d’un cycle de monopoles

Oui, de nombreuses imprimeries ont eu d’importants ajustements à faire pour rester en vie et/ou pour demeurer compétitives dans un marché où la performance des équipements est la clé. Même quelques années avant la « crise » des quotidiens et hebdomadaires au Québec, Québécor avait investi dans une nouvelle imprimerie de pointe (aux abords de l’autoroute 40 à l’est de Montréal) pour réduire ses coûts de production et augmenter sa productivité.

Là où le bas blesse, à mon humble avis, c’est qu’au-delà des coûts et de la productivité, il y a la logique, le gros bon sens et l’abus. Peut-on vraiment s’attendre à autre chose qu’une baisse drastique des revenus de ces gros joueurs, dès que d’autres options se sont présentées.

Durant tellement d’années, les annonces dans le bottin (PagesJaunes) ont représenté le plus gros investissement publicitaire d’une majorité d’entreprises, qui y étaient contraintes. J’ai vu de mes yeux des factures de plus de 1000$ par mois, pour être juste un plus grand que le compétiteur direct, dans la page à côté. Pire, il pouvait y avoir un annonceur de l’extérieur ou une multinationale qui venait éclipser les commerçants locaux de la même catégorie, sans même avoir pignon sur rue dans le territoire!

J’ai vu aussi des gens dépenser une véritable fortune en annonces dans des journaux qui étaient remplis de voitures et de maisons à vendre, mais qui étaient dépourvus de texte intéressant. Les seuls gens d’affaires qu’on pouvait y voir étaient souvent les mêmes, une clique, un cercle fermé. Combien d’entreprises se sont vu refuser de faire parler d’eux par des règles éditoriales trop strictes. Normal, quand 80 à 85% de l’espace est occupé par des annonces vendues au gros prix!

Dans les deux cas qui précèdent, les utilisateurs et/ou lecteurs ont toujours été pris pour acquis. Ils ont été vendus sous forme de statistiques à des gens qui pensaient rejoindre un auditoire pour faire croitre leurs entreprises.

Mais une quantité d’exemplaires imprimés, un nombre de membres, un nombre de portes ou un nombre de lecteurs ne peut être pris en considération, surtout en 2018, que si le contenu distribué est pertinent pour son public-cible.

Ciblé et pertinent, SVP !

Heureusement, il existe de plus en plus de publications qui sont faites pour les bonnes raisons, qui sont ciblées et qui répondent réellement à un besoin. Les gens qui les reçoivent les consultent vraiment et ceux qui s’y annoncent sont réellement vus.

On dit que les médias imprimés disparaissent, mais chaque centre commercial et chaque centre-ville a maintenant son propre magazine, les transporteurs aériens, les firmes comptables, les caisses populaires, les spas… combien de personnalités publiques ont leurs propres magazines, chaque ordre ou profession a ses publications spécialisées.

Ce qui est en déclin, ce sont les médias imprimés traditionnels, ceux qui ont abusé de leur monopole et de la confiance des gens, qui n’ont pas voulu ou qui ont trop tardé à s’adapter. La plupart on essayé de convertir leurs clients en se prétendant soudainement des spécialistes du web, mais leurs solutions ont encore été pensées pour ne satisfaire que les besoins financiers de l’entreprise, au lieu de ceux de leurs clients!

Posez-vous les questions suivantes avant de prétendre qu’un média est bon ou non pour votre entreprise :

  • Qui est le consommateur du média
  • Est-ce que celui-ci trouve suffisamment son compte pour s’attarder au média
  • Combien de temps consacrera-t-il à la consultation du média en question
  • Quel niveau d’attention et d’intérêt aura-t-il envers le contenu

Si les réponses aux quatre questions précédentes vous semblent positives et que votre entreprise a ce consommateur-type comme clientèle-cible, il y a probablement quelque chose de bon à y faire.

Attention de ne pas sauter aux conclusions trop rapidement !

Dans le domaine de la pub depuis bientôt 30 ans, ayant moi-même géré plus d’un million par année en budget publicitaire, je suis toujours curieux de savoir POURQUOI quelqu’un dit qu’une publicité n’a pas fonctionné. Dans 90% des cas, c’est qu’il y a des lacunes dans la présentation, dans le message ou dans le concept. Même des annonces faites par des graphistes chevronnés peuvent ne donner aucun résultat si elles ne cadrent pas dans une stratégie réfléchie et structurée, avec les besoins du consommateur en tête.

C’est donc parfois une question de contenu plus que de contenant. Il ne faut donc pas toujours blâmer le média, mais bien la façon dont la promotion a été faite. Un commerçant pourrait avoir un message de 30 secondes pendant La Voix à TVA et se planter quand même.

Mix média

Même si l’internet est un élément essentiel dans toute stratégie marketing, sa complexité et son étendue font que ce canal de communication ne peut être, comme aucun autre d’ailleurs, utilisé exclusivement. Plusieurs actions marketing combinées favoriseront un meilleur résultat. Avoir le meilleur nom de domaine ou le plus beau site web au monde n’apportera pas les mêmes résultats si on ne le diffuse nulle part.

Vous avez envie d’en parler ? Je suis là pour ça…

 

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