Pénurie de main d’oeuvre… vraiment ??

Pour quelques rares exceptions, peut-être, mais il y en a des gens au Québec qui se cherchent des emplois ! Je vous le dis !

Je le sais, je le vois, je travaille sur des mandats de recrutement parfois, pour tous genres de postes. Quand nous travaillons pour des postes de gestion, pour des postes de VP, pour des postes professionnels généraux… nous recevons des centaines de CV!! Mais pour les postes spécifiques, trop spécifiques, évidemment, il n’y en a pas de candidats.

Que se passe t-il?

C’est seulement une question de formation. Tout est là, à la base, la formation.

Il y a même des entreprises qui cherchent des candidats pour un métier tellement préçis, dans un domaine d’expertise bien spécifique… le genre de travailleur unique, rarissime, il y en a seulement deux dans la province. Pas évident, qu’en pensez-vous?

Il est grand temps de mettre en place
des programmes de formation à l’interne,
il faut arrêter de chercher la personne parfaite.

Il faut trouver la personne qui a le potentiel en évaluant l’ensemble de ses compétences, ses traits de personnalité, ses expériences.

Le rôle des conseillers en ressources humaines est en train de devenir un rôle de recruteur uniquement. Des centaines de conseillers en ressources humaines admettent qu’ils n’ont jamais le temps de mettre en place des programmes de formation ni de développement, car ils sont toujours en train de recruter. C’est un cercle vicieux.

Aussi, comme société, nous devons valoriser davantage les métiers qui sont en pénurie, tels que le soudage, l’électromécanique, la maçonnerie, le camionnage, etc. Il y a déjà une mobilisation de quelques organismes comme la Cité des Métiers, (www.citedesmetiers.ca) qui travaillent intensément à faire connaître et à faire valoir ces métiers qui peuvent devenir très enrichissants, bravo!

Enfin, ce qui sera important, le plus important, c’est de considérer ces travailleurs de métiers dans nos entreprises comme notre richesse. Les impliquer davantage, communiquer avec eux, leur donner des responsabilités, les intégrer vraiment, pas seulement pour l’image. Parce que je crois que si les gens ne choisissent plus ces métiers c’est, entre autres, parce qu’ils ne veulent pas être mis de côté.

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