Si l’union fait la force, pourquoi ne pas se regrouper ?

Si la société semble être plus portée, à certains égards, vers l’individualisme, le monde des affaires lui, est de plus en plus collectif et collaboratif.

Souvent considéré comme un tremplin pour les entreprises en démarrage, les espaces collectifs poussent comme des champignons, un peu partout.

D’abord dans les grands centres urbains, les condos commerciaux et les bureaux en sous-location sont apparus par nécessité, dû aux loyers dispendieux et par opportunisme. Quoi faire avec un grand espace laissé vacant lorsque l’usine est fermée ou que la production est envoyée à l’étranger ?

Trouver un acquéreur ou un locataire qui pourra utiliser et payer une grande surface pourrait s’avérer un défi insurmontable, surtout que l’offre est de loin supérieur à la demande, à en juger par le nombre de panneaux devant les édifices abandonnés sur le territoire.

Qui plus est, la question des rénovations peut aussi freiner des investisseurs, qui préfrèreront parfois construire à neuf plutôt que d’embarquer dans l’aventure de la rénovation d’une bâtisse qui a manqué d’amour.

Un modèle fréquent est celui d’une ancienne usine désaffectée, rénovée et convertie en incubateur d’entreprises. L’ancienne Shop Angus, fermée en 1992, dans le quartier Rosemont à Montréal, en est un bon exemple impressionnant à voir. Plus près de nous, l’ancienne usine Imperial Tobacco, fermée en 1971, est devenue Impérial Lofts / Usine 231, au coin de St-Charles et Cowie à Granby, regroupant des dizaines d’entreprises et organismes, dont justement deux espaces de bureaux communs : Noburo et La Fabrique.

L’aspect intéressant de ce type de projet est certainement l’architecture, qui combine généralement des éléments contemporains et des vieux éléments de structure ou de revêtement.

Espaces collaboratifs (co-working)

Plusieurs styles de locaux sont aujourd’hui disponibles pour que les solopreneurs et travailleurs autonomes puissent sortir de leurs sous-sol et travailler avec d’autres.

Dans la majorité de ces centres, on peut louer une surface de travail pour quelques heures, un bureau ouvert ou fermé, payé mensuellement, et on a habituellement accès à certains services comme une salle de conférences, une imprimante, l’internet, la cafétéria et la salle de bain. Il arrive aussi que certains services soient offerts pour assister les locataires, avec la tenue de livres ou avec l’utilisation des outils technologiques par exemple.

Le Centre Pro-Pulsion, sur la rue Shefford à Bromont, combine espace de travail, référencement et réseautage d’affaires, en proposant un système d’entraide et en organisant des activités sur place pour se faire voir et connaître.

Le CLD Brome-Missisquoi a ouvert La Zone BM à même ses bureaux de Cowansville, une sorte de ruche où les travailleurs autonomes, les entreprises en démarrage et les travailleurs nomades peuvent cohabiter, selon différents forfaits mensuels, tout en bénéficiant, au besoin, des services offerts par le CLD.

Alors qu’un endroit comme Noburo regroupe des gens de domaines variés, le complexe Les Financiers de la rue Paré à Granby, lui, réunit seulement des professionnels qui gravitent autour du monde de la finance.

Condos commerciaux ou industriels

Des espaces de plus grande superficie sont aussi accessibles pour les entreprises qui doivent fabriquer, assembler ou entreproser des produits. Granby Industriel et le Centre d’Affaires Dix68 sont deux exemples de ce type d’incubateurs, qui peuvent grandir au rythme de l’entreprise en croissance.

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