Nicholas Rousseau : Le coeur et la passion au service des entreprises

Bien que l’objectif du journal et particulièrement celui de cette section soit de parler des gens d’affaires de la région, de raconter leur histoire et d’expliquer ce qu’ils sont (au-delà de ce qu’ils font), nous en sommes venus à la conclusion qu’il fallait débuter en vous présentant l’homme derrière ce projet mobilisateur.

Sympathique, articulé, un peu «TDAH» par moment, M. Rousseau n’est pas du genre à s’enfarger dans les fleurs du tapis. L’entrepreneuriat, il est carrément tombé dedans quand il était petit. Il a d’ailleurs passé son enfance dans le tapis, au sens propre cette fois, car ses parents ont opéré une entreprise de couvre-planchers et décoration durant plus de 30 ans, alors qu’ils vivaient juste au-dessus du commerce. Pendant que ses petits amis jouaient au parc, lui, jouait à l’entrepreneur.

Ma garderie, c’était le commerce familial. Je passais beaucoup de temps dans le magasin, j’aidais… comme je le pouvais… et ce, dès l’âge de 6 ou 7 ans!

Il remplissait les tablettes, aidait les clients à emporter les achats à leur voiture, faisait un peu d’entretien. Cinquième enfant d’une famille de cinq,  il était habitué à l’entraide et la collaboration.

Au fil du temps, il faisait des tâches de plus en plus importantes et très variées; couper tapis et prélarts, charger la céramique, mélanger de la peinture, faire les livraisons, arracher ou installer des couvres-planchers, fabriquer des stores, faire l’inventaire, de la vente, de la facturation…

C’est en 1989 que sa vie allait être marquée par ce qui deviendra sa passion, le graphisme et la publicité.

Ses parents lui ont confié la tâche de magasiner un ordinateur et d’en apprendre son fonctionnement, afin de faire les montages pour aider l’entreprise familiale. Étiquettes de produits, affiches, listes de prix, tableaux de gestion, annonces publicitaires, formulaires, papeterie… tout ce dont l’entreprise avait besoin, il en faisait la conception et s’occupait, avec son frère aîné, de la publicité du commerce. Ce dernier était d’ailleurs très créatif et original dans ses pubs radio et télé. Ce n’était pas du grand art, mais ça fonctionnait bien.

À l’obtention de son permis de conduire, il faisait plus de livraisons, allait chercher les commandes chez les fournisseurs à Montréal, mais partait aussi sur la route faire de la représentation auprès des boutiques de décoration, pour la division des stores personnalisés et des carpettes décoratives. À dix-huit ans, il gérait du personnel, des horaires et des inventaires.

Animateur et rassembleur

Si sa timidité peut parfois lui donner un air distant, Nicholas est une personne très humaine, collaborative, sociable, généreuse même. Dans un groupe, il sera souvent celui qui détend l’atmosphère.

Il aime tant faire rire et divertir qu’il a récemment recommencé à faire des soirées, comme DJ/animateur, chose qu’il a faite durant quinze ans, à partir de l’âge de douze ans, lorsque lui et son meilleur ami ont été engagés pour faire le mariage de leur professeur de sixième année. À ce jour, c’est plus d’une centaine de mariages et une autre centaine d’événements en tous genres qu’il a passé derrière le microphone!

Inutile de vous dire que l’organisation d’événements n’a plus beaucoup de secrets pour lui, qui a aussi été animateur de soirées thématiques dans les bars, aux quatres coins de la province, dans sa jeune vingtaine.

C’est donc officiellement depuis 1986 qu’il est en affaires, d’abord comme co-propriétaire d’une disco-mobile, ensuite comme organisateur et animateur d’événements jusqu’en 1995, comme graphiste et courtier en imprimerie de 1997 à 1999 et comme éditeur de médias imprimés durant sept ans.

Comme courtier en imprimerie, il regroupait les commandes de plusieurs clients pour faire économiser chacun d’eux. En tant qu’éditeur, il a conçu des médias locaux (bottin, journaux, magazines) qui répondaient à un besoin, autant pour les lecteurs que pour les annonceurs, modèle qu’il dit vouloir reproduire avec son nouveau journal.

J’ai touché à tellement de domaines et essayé tant de choses, que j’ai acquis une expérience hors du commun, me permettant une grande polyvalence et favorisant une compréhension qui vient naturellement

En effet, alors que plusieurs personnes ont appris la théorie sur les bancs d’école, notre éditeur, de son côté, était sur le terrain après la tester, la remettre en question et la réinventer.

Sa vivacité d’esprit, sa curiosité et son désir de faire une différence font qu’il s’adapte très rapidement, quoiqu’il fasse.

En 2007, il a été embauché comme directeur du marketing pour une chaîne québécoise de 100 restaurants franchisés, alors qu’il n’avait pourtant aucune expérience en alimentation, ni en franchises.

À son départ en 2014, ses collègues ont dit de lui qu’il avait été le plus dynamique et le meilleur directeur marketing que l’entreprise avait eu, en 35 ans d’histoire.

Durant ces sept années, avec un budget autour d’un million par année, il en a exploré des possibilités.

Médias traditionnels (télévision, radio, journaux, affichage extérieur), médias numériques (internet, mobile, affichage digital, médias sociaux), promotions, concours, tirages, partenariats, commandites, événements, matériel, objets promotionnels… il a même travaillé au déploiement du système-caisse (POS), du programme de fidélisation/récompenses…

Ouf! Juste de l’entendre, ça fait beaucoup à gérer, imaginez de le faire!?

Il dit s’être amusé tout en apprenant, mais toujours dans le but d’aider «ses» franchisés et leurs employés.

Depuis trois ans maintenant, il est redevenu consultant, encore pour aider les gens. Pour gagner sa vie, certes, mais en contribuant le plus possible au succès des autres. Un outil, un conseil, un montage ou un site web à la fois, il essaye que chacun de ses clients en retire un bénéfice tangible.

Si le marketing est parfois difficile à quantifier, le consultant précise que de nombreux outils nous permettent aujourd’hui de mieux mesurer le retour sur investissement. Effectivement, dit-il, les entrepreneurs ne doivent pas voir la publicité comme une dépense inutile, mais bien comme un investissement essentiel, structuré et planifié à l’avance, pour faire arriver le résultat souhaité… à l’opposé de certains comptables, qui ne font souvent que le constater à la fin du mois, du trimestre ou même de l’année !

Si vous trouvez qu’il a un parcours atypique, lui, vous dira qu’il s’est laissé inspirer et transporter, au gré des contrats qu’il a eu, que ce soit en musique, en graphisme ou en marketing, mais qu’il a toujours eu la même mission: celle d’aider les gens et de mettre ses «talents» à contribution pour les autres.

C’est en le rencontrant que vous pourrez vous faire votre propre idée, mais ce que nous constatons en sa présence, c’est qu’il a le feu sacré!

C’est exactement ça!, dit-il, en racontant qu’il est un passionné de croissance personnelle, qu’il a lu de nombreux livres et assisté à de nombreuses conférences, – dont une de quatre jours avec Anthony Robbins à Chicago – toujours dans le but de se dépasser lui-même, mais aussi de pouvoir aider son prochain.

Un passionné

Sur une note plus personnelle, M. Rousseau est un sportif, amateur de hockey (c’est de famille chez les Rousseau, demandez-lui son histoire) et de sports d’équipes, il a d’ailleurs été entraîneur au soccer et au hockey, durant les années où son fils a joué. Adepte de course à pieds, ayant plus de quinze demi-marathons et un marathon complet à son actif, il mentionne que c’est loin d’être pour la performance, mais surtout pour rester en forme et en santé pour son nouveau bébé.

Photo: Mélissa Bernard photographe

La belle petite Nellyane, ajourd’hui âgée de 4 mois, est issue de son union récente avec Johannie Dugas, 37 ans, originaire de Beauharnois. L’assistante-dentaire de la Clinique Dr André Savard de Farnham, est l’ancienne propriétaire et animatrice d’un resto-bar à Saint-Zotique, aux abords du Lac St-François.

L’appel de la nature a amené Johannie dans la région de Brome-Missisquoi, où elle habite depuis 5 ans, avec sa fille de 14 ans, ses chevaux et des petits animaux de la ferme.

Très heureux en amour avec sa nouvelle conjointe, Nicholas confirme que si celle-ci n’avait pas été entrepreneure elle-même, les choses se seraient passées bien différemment!

Bon succès M. Rousseau !

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