Qui sont les multipotentiels, les surdoués ou les « slasheurs » au travail ?

Nous en connaissons tous, simplement nous ne le savons pas.  Ils ont appris à jouer au caméléon.

Qui n’a jamais été exaspéré par les milliers de questions d’un ou d’une collègue.  Vous savez, c’est la même personne qui a fini son travail plus vite que tout le monde et qui s’ennuie.

Celle qui a des idées sur tout.  Il faut avouer que si nous ne savons comprendre leur code de fonctionnement, ils sont un peu dérangeants.

Cela dit, ce sont eux aussi qui arrivent avec des solutions innovantes, des idées créatives, celles qui sont empathiques, à l’écoute, qui dénoncent les injustices, qui ont une mémoire d’éléphant, qui comprennent très rapidement l’ensemble des enjeux dans une situation donnée, car leur mode de pensée est en arborescence.  Nous reviendrons ultérieurement sur ce type de pensée.

Bref, si on apprend à les connaître, en ces temps de défis de main-d’œuvre jamais vus auparavant, ils peuvent être à eux seuls, des solutions à plusieurs problèmes à la fois.

Si on les questionne, et qu’on leur fait confiance pour l’analyse, ils observeront la situation globalement et offriront des pistes de solutions jamais encore envisagées.

Prenons l’exemple du camion coincé sous un viaduc.  Une équipe d’ingénieurs s’affaire à imaginer des solutions pour sortir le véhicule de cette fâcheuse position depuis des heures.

Un enfant de 5 ans s’approche et suggère de dégonfler les pneus, voilà une solution à laquelle aucun ingénieur n’avait songé.  Ça découle d’un mode de pensée en arborescence, c’est-à-dire en regardant l’ensemble d’une situation.  Là où les ingénieurs ne cherchaient par le haut pour trouver une issu, l’enfant a pensé à regarder par en bas.

Au Québec, nous ne savons pas très bien qui sont ces gens qui constituent environ 3% de la population.  Et soyons honnête, nous avons un peu peur de ce que nous ne comprenons pas.

Il y a un tabou autour de l’intelligence, donc ils ont compris qu’il valait mieux se fondre dans la masse en imitant la majorité.

Entre vous et moi, nous sommes tous fiers collectivement lorsque nos champions sportifs ou nos artistes se démarquent.

Pourquoi ne le serions-nous pas autant face à une intelligence non pas supérieure, mais différente ?

Alors s’il vous arrivait de voir passer dans vos candidats un multipotentiel, ou un surdoué (ils sont faciles à reconnaître, ce sont eux qui ont un CV avec des tonnes d’expériences, qui semblent à première vue instables) sautez dessus, ils sont rares et vous seront précieux dans la recherche de solutions !

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